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C’est la rentrée, le moment où l’on doit reconcentrer toutes nos forces, se ressaisir, prendre des initiatives puissantes et vigoureuses. Et surtout, en termes critiques, le moment où l’on se doit de redéfinir une vraie ligne éditoriale : garder celle d’avant – même si elle reste floue - ou bifurquer et se réinventer.

Autant dire que pour cette quatrième saison de Kaboom, mon équipe était fin prête à conserver d’abord et jusqu’au bout son indépendance, son enthousiasme, loin des guerres de clochers journaleux, des truismes critiques et autres présupposés à deux sous de plumitifs. Truismes de ceux qui vous font baisser les yeux quand vous avouez avoir aimé un film que l’ensemble de leurs amis et collègues de séances se sont refusés à l’avance à ne serait-ce qu’apprécier.

Enfin bref, c’est entre deux alcôves, types bureaux de la NSA, que Vincent est venu me glisser quelques billets mauves de la caisse de Kaboom en me murmurant : « Vas y mollo avec l’édito de la quatrième saison de Kaboom. On a encore besoin de notre auditoire. » Le soir, sur mon vieux répondeur, Nicolas avait laissé comme message: « Après l’échec de LONE RANGER, tu serais gentil de dire du bien des blockbusters. Hollywood a encore besoin d’eux. » Quant à Erwan, j’avais reçu de lui ce curieux texto nocturne: « Lol, j’veux bien encore faire Kaboom avec vous bande de bolos, mais gaffe à ma reputation, mdr. La critique a encore besoin de moi ».

Bref, en cette période de crise, tout le monde semble avoir besoin de tout le monde. Jamais le lien social critique n’a paru aussi fort. Je me garderai donc, par souci citoyen, de dire du mal de tous ceux qui disent que tout est « pas mal » et que tout se vaut et qui se sont décidés à aimer les mêmes choses. Je me garderai de critiquer la bêtise, de la nullité des dialogues (toujours cette idée saugrenue que les vacances devraient coïncider avec un temps où le cerveau se doit d’être congelé) et de la ringardise de mises en scènes souvent réduites à quelques effets ultra voyants et narcissiques où la virtuosité est mise bien en avant pour mettre d’abord en scène le cinéaste (types Joe Satriani et autres Steve Vai du cinéma) plutôt que son film ou son projet. Enfin, on se gardera de dire du mal de qui que ce soit, de quoi que ce soit. Car moi aussi, j’ai besoin de mes camarades. Mais surtout de l’enthousiasme débridé de Kaboom.


Frédéric Mercier


Programme :
(sélection du 03/07/2013 au 15/08/2013)

. WORLD WAR Z de Marc Forster (Ecouter)
. LONE RANGER, NAISSANCE D'UN HÉROS de Gore Verbinski (Ecouter)
. PACIFIC RIM de Guillermo Del Toro (Ecouter)
. FRANCES HA de Noah Baumbach (Ecouter)
. MARIUS de Daniel Auteuil (Ecouter)
. FANNY de Daniel Auteuil
. MONSTRES ACADEMY de Dan Scanlon (Ecouter)
. ELYSIUM de Neill Blomkamp (Ecouter)
. LE CONGRÈS de Ari Folman (Ecouter)
. MICHAEL KOHLHAAS de Arnaud Des Pallières (Ecouter)

Rétrospective :
-

Invité :
Erwan DESBOIS
"Ciné partout tout le temps"

Durée :
02H00


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